Depuis mon arrivée à la barre des OUI Québec j’entends, tel un mantra, ce message pressant de la part de tous les indépendantistes. Il faut nous rejoindre par-delà les lignes de parti. Il faut mettre en sourdine nos réflexes trop partisans. Bref, il faut nous rassembler et converger sur ce qui nous unit. Véritable cri du cœur citoyen, cette façon de voir et de faire est gravée dans l’ADN même des OUI Québec.
Lors des prochaines élections, le PLQ aura gouverné le Québec pendant près de 15 ans, si on exclut le court épisode de 19 mois du gouvernement Marois. Durant ces 15 années, jamais le PLQ n’aura été porté au pouvoir par une majorité de citoyens. Pire encore, ces règnes successifs auront bien souvent coïncidé avec des taux record d’insatisfaction populaire à l’égard des politiques mises de l’avant par ce gouvernement.
Notre démocratie se porte mal. Elle peine à traduire les volontés et les aspirations citoyennes. Surtout, ce cycle malsain n’est pas prêt de finir, du moins, tant que les indépendantistes de tous horizons n’arriveront pas à s’imposer plus de convergence. Le projet de pays, comme tout autre alternative économique ou sociale en souffrent. A ce rythme, tous les projets mobilisateurs dont la vision n’est pas néo-libérale sont condamnés à végéter sur les banquettes des oppositions.
La convergence, c’est la carte de visite des OUI Québec. C’est cette philosophie et cette façon de voir l’avenir qui nous amènera dans les prochaines semaines à prendre la route des régions du Québec pour rassembler les gens, pour faire le plein des indépendantistes de toute provenance et de toute allégeance, pour donner toute sa force à cet appel citoyen à tendre vers un but commun et pour aussi mieux nous faire connaître du grand public.
LES OUI QUÉBEC PLUS AGISSANTES QUE JAMAIS
Outre cette volonté de rassembler plus largement les indépendantistes sur une base non partisane, les OUI Québec interagissent avec tous les partis politiques indépendantistes. En effet, nous avons une table d’échange et de concertation qui réunit des délégations de haut niveau de tous ces partis. Nous croyons que la société civile a un rôle majeur à jouer. Elle seule peut offrir ce terrain neutre favorisant l’échange et le dialogue entre tous. Nous devons nous faire les porte-voix de ces appels citoyens à converger, dans le respect des identités de chacun.
C’est à cette table que nous avons apporté la résolution de notre dernière assemblée générale pour élaborer, avec les partis, une feuille de route pouvant nous conduire à l’indépendance. C’est là aussi que nous convenons d’activités publiques rassembleuses, comme ce fut le cas en novembre dernier sur l’expérience catalane et comme ce sera le cas dans les prochaines semaines autour d’autres thématiques sur lesquelles nous nous sommes entendus.
Les sociétés modernes sont complexes et plurielles. La diversité des partis et des programmes y a sa place, à la condition bien sûr de savoir converger sur ce qui nous unit et de trouver, lorsque nécessaire, les voies de passage pour éviter l’impuissance. En cela le Québec n’est pas différent. Tous les partis politiques qui vivent avec un mode de scrutin proportionnel connaissent et s’adaptent à ces obligations.
Je conclus en rappelant que pour les OUI Québec la convergence est un incontournable. Faire valoir ses conditions, ses aspirations ou son programme, c’est une chose. Frapper à bras raccourci sur la tête du chef du PQ ou sur celle de la cheffe de QS ne mène nulle part. L’heure est à élargir et à additionner les appuis, pas à les soustraire ou à nous diviser.
Convergeons dans l’action, assistons massivement à l’activité Femmes et indépendance organisée par les OUI Québec, le 8 mars prochain. Les places sont limitées, n’oubliez pas de vous y inscrire rapidement (contribution volontaire suggérée de 20$).
Au plaisir de vous y retrouver,
Claudette Carbonneau,
Présidente des OUI Québec

