Pour les peuples  comme pour les individus, la liberté et l’indépendance ne sont pas données. Elles se  construisent et se gagnent.  Le Québec a fait le choix d’y parvenir  par  les urnes et la démocratie. Un choix que la nation tutélaire canadienne a toujours voulu  contourner. Le Québec parviendra à s’assumer totalement comme pays par des voies pacifiques, des débats démocratiques et l’adhésion de la majorité de sa population. Une trajectoire que le projet des États généraux servira à définir et à animer

Depuis 400 ans le peuple québécois est en route. Depuis 252 ans il est en lutte.  De résistance surtout.  Depuis 50 ans il explore des voies politiques. Il a bien cheminé sans parvenir à franchir encore le cap de la majorité.

Aujourd’hui les forces souverainistes sont dispersées, mais non divisées quant à l’objectif de faire du Québec pays. Il faut coordonner  les propositions d’orientations, concerter les organisations, assurer de nouveau la présence du projet d’indépendance dans l’échelle de priorités des organisations de la société civile,  contrer l’atténuation  de la ferveur populaire, mise sur l’évanouissement total du projet concurrentiel de réforme du fédéralisme, en un mot: redonner au projet son acuité, son actualité et sa capacité  d’interpeler.

Aussi, le Québec a muté,  sociologiquement, économiquement, structurellement et aussi au plan  culturel.  De même, le contexte international dans lequel il évolue s’est profondément transformé. Une mise à niveau du projet de la souveraineté du Québec s’impose; ce que plusieurs organisations politiques et citoyennes ont  amorcé d’emblée mais séparément; ce que, privée d’un espace commun de délibération publique, la société globale  n’a pas commencé.

Collectivement il faut accélérer le pas. Les États généraux de la souveraineté du Québec ouvriront tout grand le livre de l’avenir du Québec, en cernant rigoureusement les enjeux et les dépendances qui le tenaillent, en identifiant le plus précisément possible les objectifs qu’il se fixe  et en lui posant sans détour la question de la pertinence et de la nécessité pressante de son indépendance politique pour les atteindre.

Objectifs :

  1. Interpeller   le Québec sur son avenir.
  2. Mettre l’indépendance  au cœur des « vraies affaires », au centre de tous les débats et en faire un enjeu incontournable  de société.
  3. Ouvrir un espace citoyen pour que tous les individus et toutes  les forces vives du Québec  qui réfléchissent au pays  fassent le point, convergent et identifient les actions   nécessaires à  sa réalisation.