Sarkozy dit n’importe quoi, encore une fois!
Par Gérald Larose
Président du Conseil de la souveraineté du Québec
C’était clair. Déjà cet été, en route pour chez Bush, en coup de vent à Québec, il avait fait le dessin… pas très beau! En sourdine, par derrière, tous et un chacun, les Français les premiers, avaient voulu le voiler d’un peu de couleur. Hier, chez lui, sans contrainte, il a repris le pinceau pour en remettre une couche. L’avenir du Québec, comme il dit, ce n’est pas son truc.
Il est sorti de son texte, a-t-il précisé. C’est son cœur qui a parlé. Avec des mots énormes visant celles et ceux qui œuvrent à l’érection d’un pays français en terre d’Amérique. Des mots de la vieille rhétorique fédéraliste. Des mots qui lui ont été susurrés : opposition, division, détestation, sectarisme, replis sur soi, enfermement, agressivité, etc. Des mots qui sont en totale contradiction par rapport au projet que portent les souverainistes du Québec.
Agressifs? Bonasses plutôt! Nous qui n’avons jamais réussi à arrêter le fédéral d’envahir nos champs des responsabilités et récemment encore de couper un milliard dans le retour au Québec de nos impôts. Sectaires? Majoritaires plutôt. Nous qui sur 200 députés à élire aux deux ordres de gouvernement en élisons une majorité absolue (101) d’obédience indépendantiste. Détestation? Respectueux plutôt. Nous qui reconnaissons que la nation canadienne est une grande nation et qu’elle a droit de faire sa vie sans être importunée par le Québec qui, lui, a son originalité, sa personnalité, ses valeurs et aussi le droit de faire ses propres choix. Opposition? Oui. Comme en France et dans toutes les sociétés démocratiques. Enfermement? Oui! Là-dessus, sans le savoir, il a le mot juste. Effectivement, le Québec est enfermé… dans le Canada. C’est précisément pour accéder directement au monde, à la planète, que le Québec veut sortir du Canada. Il veut se libérer de cet enfermement pour, comme peuple, participer directement à la délibération internationale, défendre ses intérêts, proposer son savoir faire et ajouter au patrimoine de la diversité culturelle mondiale son originalité.
Le Québec est tout sauf une société repliée sur elle-même. Patiemment, depuis 250 ans, pour surmonter son grave déficit numérique (2% de parlant français en Amérique du Nord) cette nation n’a eu de cesse de multiplier les rapports avec le monde. Aussi avec la France. Qui lui a déjà fait défaut. Ce que Sarkozy voudrait rééditer aujourd’hui.
Est-ce la fin des haricots? Pas plus que le « Vivre le Québec libre » n’en fut le début. Le Général De Gaulle a coiffé et planétarisé le mouvement social portant le projet de l’indépendance du Québec. Il ne l’a pas créé. Encore aujourd’hui les Québécois et les Québécoises demeurent seuls responsables de la poursuite de leur projet. Le faisant, ils forceront le Canada, la France et toutes les nations à respecter le droit des peuples à l’autodétermination qu’ils ont signé dans un texte fondamental des Nations-Unies et qu’ils ont fait appliquer très récemment tant au Monténégro qu’au Kosovo. Il en serait autrement pour le Québec qui économiquement, socialement et institutionnellement est mieux équipé que 95% des pays existants? Le croire serait un défi énorme à la raison.
Nous avons le droit d’être déçus. Cependant, nous ne sommes pas surpris. De Gaulle était un grand président que les grands respectaient. Il avait fait de la France une exception dotée de la frappe nucléaire et non intégrée à l’Otan. Il avait une vision claire de la géopolitique dans laquelle le Québec comptait. Sarkozy est un petit président fasciné par la cour des grands, Il veut réintégrer le commandement de l’Otan. Éliminer les irritants lui facilitera le chemin. Dans ce contexte, ses amis fédéralistes l’ont certainement rassuré que le Québec était un détail… à passer dans les profits et pertes. Pour autant, ils ne sont pas obligés de l’amener à dire n’importe quoi. Comme trop souvent.
4 février 2009 à 5:57
Très bonne réplique 100% en accord avec vous, Dieu est plus fort que tous les démons.
4 février 2009 à 8:48
Tout à fait d’accord avec vos propos. Sarcozy, par son intervention, a montré qu’il n’est pas à la hauteur du poste qu’il occupe.
5 février 2009 à 9:31
Moi je dis bravo à M. Nicolas Sarkozy
Il a dit tout haut ce que pensent tout bas la grande majorité des fédéralistes comme moi.
Es-ce que les séparatistes avaient reproché au bouffon à Charles De Gaule pour son vive le Québec libre? Alors que nous les fédéralistes, nous aurions voulu lui arracher la tête à cet imbécile.
Vous avez perdu 2 référendums et vous en voulez encore et vous allez les perdre encore. Alors, qu’on nous lâche avec la démocratie qui n’existe que pour vous autres les séparatistes.
On est écoeuré des séparatistes qui ne seront jamais satisfaits. Je peux même ajouter que ça nous amènent à vous détester.
De plus, Larose n’a toujours été qu’un fauteur de trouble.
7 février 2009 à 4:19
Je savais que vous ne le mettriez pas évidemment mais cela aura permis que vous le lisiez.
De toute façon, vous n’êtes qu’une gang de trou du cul.
11 février 2009 à 8:16
M. Latellier, vous êtes tellement bien engueulé, vous faites un excellent ambassadeur pour nuire votre cause fédéraliste. Continuez comme ça!
13 février 2009 à 3:09
M. Latellier…
Pour l’amour de la langue française et de l’intéllect, vaut mieux vous taire ou être plus pertinent dans vos propos.
Dieu merci, j’espère que nous sommes rendu à un niveau plus élevé que ce genre de ragôt…
17 février 2009 à 1:52
Voyez-vous monsieur Letellier, en plus du système fédéral tordu dont je veux me défaire, il y a des gens comme vous qui me dégoûte vraiment du fédéralisme. Si c’est comme ça qu’on devient en étant fédéraliste, je vous remercie, je passe mon tour…
20 mars 2009 à 1:07
Si Sarkozy dit n’importe quoi il ne semble pas être le seul… la position fédéraliste est certes aussi respectable que la souverainiste mais monsieur Letellier ne semble pas être son meilleur représentant. La question démocratique vous est d’ailleurs manifestement à cœur puisque vous laissez s’exprimer une personne qui vous insulte! Quant à ses propos sur le général de Gaulle, je ne lui demanderais pas de s’effacer face à ce haut personnage de l’Histoire de France, car le prestige de certaines personnalités relaye naturellement aux oubliettes la médiocrité de certains individus.
Puisqu’on parle de médiocrité, je vous demanderais un peu d’indulgence concernant la nation française (dont je fais moi-même partie) et qui ne fait que subir les sorties, si ce n’est médiocres, du moins préjudiciables d’un président dont les relations internationales ne sont pas “son truc” non plus… il est de ces personnes qui ne réalisent pas que si la parole est d’argent, le silence est d’or, et la différence de grandeur entre lui et Charles de Gaulle ne se situe pas que sur le plan physique.
Concernant, le Québec, j’ai déjà beaucoup parlé mais sachez que la nation française lorsqu’elle ne vous ignore pas (de part son absence de curiosité) la plupart du temps vous admire! Et même si les clichés sont courants sur nos cousins de l’autre côté de l’atlantique, cette fleure de lys en Amérique du Nord reste la fierté de la Francophonie!
Dernière chose, sauriez-vous si des conférences de presses de personnalités du bloc québécois ou du PQ sont prévues sur Montréal dans un futur proche, je ne parviens pas à obtenir les informations sur les sites officiels et j’aimerais mieux me familiariser avec la politique au Québec.
D’avance merci.