« Une querelle de guenille ! »

par Gérald Larose, président

Ainsi s’exprime Michèle Courchesne, ministre québécoise de la jeunesse et des sports, en parlant du drapeau de l’État qu’elle est sensée servir. En aurait-elle dit autant du drapeau du Canada ? Du drapeau des Jeux olympiques ? Du drapeau de n’importe quel autre pays ou organisation ? Assurément non. Pourquoi ce mépris « spontané » à l’endroit d’un symbole majeur de la nation québécoise ? Comment l’expliquer ? Péter les plombs dans la salle de presse de la tribune parlementaire est venu accréditer la thèse du lapsus « qui ne ment pas ». Madame Courchesne, elle qui outre sa responsabilité ministérielle est familialement impliquée dans les joutes internationales, sait fort bien, et sans doute mieux que quiconque, la place et le rôle que jouent les drapeaux nationaux dans ces activités. Ils identifient et nomment. Ils sont la manifestation symbolique de ce qui rassemble et distingue. Et dans les sports ils hiérarchisent, reconnaissent et félicitent. Résultat : dans le cadre des Jeux olympiques, les collectifs représentés par les drapeaux grandissent en cohésion, en solidarité et en volonté de performer davantage.

Madame Courchesne ne disconvient certainement pas de la finalité des drapeaux. Son « lapsus » nomme la collectivité à laquelle elle s’identifie : Canada plutôt que Québec. Avec une charge émotive qui n’étonne pas chez celles et ceux qui se considèrent inconditionnellement canadiens. Si les Michèle Courchesne du Québec devaient gouverner longtemps, leur « lapsus » nous annonce déjà le sort qui nous attend quand le Canada voudra s’établir à demeure au Québec.

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