LA PATIENCE
Vendredi 18 juillet 2008Par Gérald Larose, président
S’il est vrai, comme l’a déjà dit Ho Chi Minh, que la patience est la principale vertu d’un révolutionnaire, on pourrait facilement en conclure que les indépendantistes québécois sont des gens particulièrement vertueux…
Dans certains milieux, on s’interroge et on s’inquiète sur ce qui semble, au mieux, un assoupissement de la ferveur indépendantiste. Au pire, une désaffection. Pour quelques-uns, on aurait raté le train de l’histoire? »
Ces interrogations et ces inquiétudes sont légitimes mais « vraisemblablement collées sur la vitre. » Robert Bourassa avait l’habitude de dire que « trois mois en politique est une éternité. » Et qu’il suffisait d’une pelure de banane pour que la dynamique positive tourne au cauchemar. L’actualité est le registre de l’éphémère.
Par contre, la condition objective du Québec elle, n’a pas changé. Ce peuple riche, dynamique, moderne et sous tous les aspects, dans le peloton de tête des nations, n’est toujours pas libre. Il est prisonnier d’une constitution qui lui a été imposée. Il ne peut prendre ses décisions en étant le dernier à les prendre. À la face du monde, il ne peut parler en son nom.
L’indépendance est le puissant ressort qui a toujours fait l’histoire des individus et des sociétés. Les Québécois et les Québécoises y auraient renoncé? Patience! Son train n’est pas passé.