400 ans ! Un génie de création fédéraliste!
par Gérald Larose, président
« C’était il y a quatre siècles. Une poignée de Français intrépides débarquaient sur les rives du Saint-Laurent, apprivoisant cette terre inconnue d’eux et y ancrant une petite société qui, espéraient-ils, allait durer. L’histoire qui s’écrivit ensuite est faite de luttes et de résistance, d’espoir et de courage, d’échecs et de victoires; ce qui est l’histoire d’un peuple. Car, au terme d’une bataille très tôt livrée pour la démocratie et le droit de se diriger elle-même conformément à ses valeurs et à ses traditions, et après un lent mûrissement de son identité toute particulière, la petite société était devenue peuple. »(1)
2008, 400 ans plus tard, des politiciens fédéralistes décident de fêter une ville et non un peuple. Avec beaucoup de panache et même avec l’armée. Mais très peu d’histoire et surtout pas de conflits. Une ville plutôt qu’un territoire de géants. La « vieille capitale » d’un vieux régime plutôt que la « capitale nationale » d’une nation moderne. La souche « canadienne » plutôt que l’ « arbre » québécois. Bref, ils ont instrumentalisé les 400 ans de tout un peuple pour masquer leur propre histoire faite de violences, de tricheries et de volonté ferme de se doter d’une personnalité faite à partir de celle des autres.
Ces fêtes sont grandioses. Nos créateurs sont excellents. Encore une fois, nos sens sont comblés. Sauf celui de l’honnêteté. Nos actuels décideurs politiques fédéralistes se sont commis dans une gigantesque falsification historique de la trajectoire de notre peuple avec comme objectif d’éroder son sentiment de puissance et son goût de liberté. Ils ont détourné la fête du Québec pour celle de Québec. Une tricherie de plus.
(1) introduction de l’argumentaire Aujourd’hui, qu’est-ce que la souveraineté ?