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28 septembre 2010

Le projet de loi no 103 équivaut à une reddition

« Le projet de loi n° 103 équivaut à une reddition »,
selon le Conseil de la souveraineté du Québec

Montréal, le mardi 28 septembre 2010. – « Le projet de loi n° 103, proposé par le gouvernement du Québec, en exécution du jugement de la Cour suprême, concernant les écoles passerelles, équivaut à une reddition. » Tel est l’avis du Conseil de la souveraineté du Québec, qui réclame plutôt l’application de la Charte de la langue française à toutes les écoles primaires et secondaires, publiques ou privées, subventionnées ou non subventionnées.

En commission parlementaire, aujourd’hui, le président du Conseil de la souveraineté du Québec, M. Gérald Larose, a dénoncé le fait que le gouvernement du Québec cautionne les écoles passerelles, en permettant aux francophones et aux allophones qui en ont les moyens d’acheter pour leurs enfants, les frères et sœurs de ces derniers et l’ensemble de leurs descendants un droit constitutionnel de fréquenter l’école anglaise.

Dans son mémoire, le Conseil de la souveraineté du Québec présente un survol historique de l’évolution du statut du français en Amérique du Nord, au Canada et au Québec. Il expose comment, à plusieurs reprises, les pouvoirs dominants anglais ont tenté d’éradiquer le français comme langue d’appartenance nationale. « Ils n’y sont jamais parvenus totalement parce que, chaque fois, la résistance s’est organisée, affirme le Conseil. Nous aurions souhaité que le gouvernement du Québec poursuive l’action sur cette lancée. »

Selon le président du Conseil, M. Gérald Larose, le projet de loi n° 103 met en évidence une fois de plus la collision entre deux visions de société, deux régimes linguistiques et deux projets politiques. « Il s’agit, d’une part, du régime québécois, dont le socle est la reconnaissance du droit collectif d’un peuple de prendre les mesures nécessaires pour la défense et la promotion de sa langue comme langue publique, commune et citoyenne et, d’autre part, du régime canadien qui atomise ce même droit dans celui de tout individu de choisir librement sa langue de communication institutionnelle de même que la langue d’enseignement pour ses enfants. »

« La législation québécoise, y inclus la Charte de la langue française, protège les droits des anglophones québécois, rappelle le Conseil de la souveraineté du Québec. De plus, le Québec finance depuis toujours très avantageusement leurs institutions. » Le Conseil soutient que, tout en préservant ces droits des anglophones québécois, il est de la responsabilité de l’Assemblée nationale du Québec de maintenir fermement le droit collectif de la nation québécoise de défendre et de promouvoir la langue française comme langue commune, comme facteur de cohésion culturelle et sociale. Dans le contexte actuel, il lui demande de le faire en soumettant toutes les écoles primaires et secondaires, publiques ou privées, subventionnées ou non subventionnées, à la Charte de la langue française.
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Renseignements :

Hélène Gilbert
Tél. : 514 844-3703
Cell. : 514 246-1601

Aussi, le lien permettant de visionner les échanges des représentants du CSQ avec les membres de la commission parlementaire sur le projet de loi no 103 :

http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-32393.html

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